Mycose vaginale

Comment soigner la vaginose : causes, symptômes et traitement

Écrit par Sylvie Leroy
Comment soigner la vaginose : causes, symptômes et traitement
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La vaginose bactérienne, également désignée sous sa forme contractée VB, se trouve aux côtés de la vaginite à candida et de la vaginite à trichomonas dans la liste des infections vaginales atteignant le plus de femmes.

Près de 30% des femmes en âge d’avoir un enfant en souffrirait, si l’on se réfère à de nombreuses études. Certains rapports parlent d’ailleurs d’une proportion approchant, voire dépassant les 30% pour l’ensemble de la gent féminine. D’où la nécessité de s’informer sur certains points.

Voici le guide indispensable pour soigner une vaginose.

 Les pertes odorantes comme principal symptôme

La vaginose est l’infection vaginale la plus difficile à diagnostiquer. Aucun symptôme n’apparaît en effet dans plus des 80% des cas. Pour les autres cas, la VB se manifeste généralement par des pertes vaginales fluides à odeur désagréable et ayant une couleur grise à blanchâtre. Ces pertes sont notamment plus importantes et plus odorantes après un rapport sexuel.

Certaines femmes peuvent se dire, après l’apparition de ce symptôme : « une vaginose bactérienne ? Ce n’est pas si grave que ça » pourtant, les pertes vaginales peuvent être liées à des maladies plus sérieuses de type gonorrhée ou Chlamydia. Elles devront ainsi nécessiter systématiquement la consultation d’un médecin.

La vaginose bactérienne peut également se manifester à la manière des deux autres infections vaginales habituelles. Ainsi, toute sensation de brulure qu’une femme ressent en urinant ne devra pas ainsi être attribuée directement à la vaginite à candida ou à la vaginite à trichomonas.

Il en est de même pour les démangeaisons au niveau du pourtour du vagin qui sont toutefois extrêmement rares dans la vaginose bactérienne. Seul un médecin peut connaître l’infection se trouvant derrière ces symptômes. Il faut ainsi demander systématiquement son avis avant de décider un traitement.

Même si l’on est sûr à 100% que l’infection contractée est une vaginose bactérienne, une infection jugée moins grave et ne nécessitant pas pour certains un traitement en urgence, se rendre rapidement chez le médecin est fortement recommandé.

En effet, cette maladie peut en effet augmenter le risque d’atteinte du SIDA pour une femme exposée au VIH, de développement des infections après une opération chirurgicale et de complication durant la grossesse. Par ailleurs, vivre durant plusieurs mois avec la vaginose accroit le risque de contracter d’autres infections sexuellement transmissibles comme la gonorrhée, l’herpès et la Chlamydia.

 L’origine de l’infection

vaginose-lactobacillus-acidophillus

Comme la vaginite à candida, la vaginose bactérienne est liée à une augmentation démesurée d’organismes indésirables dans le vagin, une augmentation entraînant un déséquilibre de l’environnement vaginal.

Un germe connu sous le nom de lactobacille contribue au maintien de cet équilibre, ayant comme rôles la préservation du niveau de l’acidité du vagin et la lutte contre le développement de ces organismes indésirables. Sa diminution dans ce milieu provoque une hausse du PH.

Ce qui a pour conséquence une augmentation excessive des mauvaises bactéries, qui sont par ailleurs anaérobiques. La vaginose bactérienne est, dans ce cas, inévitable.

Souvent, son existence ne peut cependant être connue que via un médecin. Cela est dû au nombre important des bactéries liées à son apparition. Et à noter, une infection liée à plusieurs bactéries est généralement compliquée à traiter.

Prévenir la vaginose bactérienne

Trois choses sont à éviter pour réduire les risques de contracter une vaginose bactérienne :avoir moins de  partenaires sexuels, utiliser une douche vaginale et prendre régulièrement des probiotiques en gélules.

Il faut en effet le savoir, lorsque l’on fait un rapport sexuel avec un nouveau partenaire, on se met en contact avec de nouvelles bactéries. A noter cependant, le fait de ne pas avoir d’activités sexuelles ne met pas totalement à l’abri de cette infection. Peut-on donc parler d’une maladie contagieuse ? Les experts refusent de l’admettre. Pourtant, il existe bel et bien une transmission de l’infection, ou du moins de ses bactéries, d’une personne à une autre. D’où la recommandation de limiter le nombre de partenaires.

La seconde recommandation fait suite à de nombreuses études faisant état d’un nombre plus important de problèmes de santé pour les femmes utilisant une douche vaginale par rapport à celles qui n’en utilisent pas. Il faut cependant l’avouer, le vrai lien entre ces problèmes est cette pratique.

La dernière recommandation est liée à l’existence de certaines probiotiques en gélules favorisant le développement des bactéries indésirables dans le vagin et compromettant celui des lactobilles.

Le diagnostic et traitement 

En cas de pertes vaginales anormales, vous devriez vous rendre rapidement chez votre médecin pour connaître si vous êtes ou non atteinte d’une vaginose bactérienne. Il vous posera plusieurs questions afin de trouver le vrai problème.

Il pourra même demander un examen pelvien et le prélèvement d’un échantillon, nécessaire pour détecter une Chamydia ou une gonorrhée. Car le symptôme est, en principe, le même que celui de la vaginite à candida et de la vaginite à trichomonas ; un examen au microscope est souvent réalisé pour un meilleur diagnostic.

Médecin

Si l’existence de vaginose bactérienne est avérée, le médecin prescrira généralement la prise d’antibiotiques.
Deux options sont souvent proposées : le métronidazole et la clindamycine. Il appartient au médecin de définir l’antibiotique correspondant le plus à sa patiente, mais de nombreux experts trouvent au métronidazole, dans sa forme orale, le moyen le plus efficace pour éradiquer cette infection.

L’usage des probiotiques est possible. Cependant, les dosages ne devront pas être les mêmes pour les femmes en période de grossesse et celles qui ne le sont pas. En principe, les remèdes ne devront pas être différents aussi bien pour les personnes infectées par les VIH et celles qui ne le sont pas.

Remède maison

Un remède maison agit également d’une manière efficace chez de nombreuses patientes :

l’utilisation locale de cachets à base de Lactobacillus. Ces cachets contribuent en effet au rééquilibrage de l’environnement vaginal via la production d’acide lactique, entre autres. Ils sont, certes, destinés à être pris par voie orale. Cependant, pour plus d’efficacité face à cette infection, le mieux est de les utiliser en tant que suppositoires vaginaux, en y insérant un avant de s’endormir le soir, pour un délai allant de 6 à 12 jours en fonction de la résistance de l’infection.

Depuis quelque temps, une autre solution naturelle est proposée par les médecins aux personnes qui n’aiment pas les antibiotiques, mais résistant aux lactobacilles : le prevegyne. Comme les cachets de lactobacilles, ce comprimé vaginal à base de vitamine C permet de rétablir l’équilibre de la flore vaginale.

Il freine en effet la croissance des mauvaises bactéries et favorise celle des lactobacilles tout en normalisant le pH du vagin. Il se distingue par ailleurs des autres remèdes par sa capacité à éradiquer rapidement les odeurs désagréables liées à l’infection. Aucune ordonnance n’est nécessaire pour avoir ce traitement auprès de son pharmacien.

Même sans un traitement, la vaginose bactérienne peut disparaître d’elle-même au bout de plusieurs jours ou plusieurs semaines. Cela ne veut cependant pas dire qu’il ne faut pas aller chez le médecin en cas d’apparitions des symptômes, la vaginose augmentant les risques d’attraper d’autres infections sexuellement transmissibles.

Possibilité de complications chez les femmes enceintes

 

L’un des traitements précités peut suffire pour stopper une vaginose bactérienne, sans crainte de complications. Le suivi n’est donc pas requis après la disparition des symptômes. Le constat est un peu différent chez les femmes en période de grossesse. Un accouchement prématuré, une infection de l’utérus après l’accouchement et une infection du liquide amniotique peuvent en effet être générées par la vaginose bactérienne.

Pourtant, rien ne permet de dire qu’il y a réduction de l’incidence des naissances prématurées avec les traitements de l’infection. D’où les controverses entourant actuellement le dépistage et le traitement de cette dernière durant la grossesse. Des études sont en cours pour tenter de tout éclaircir.

En attendant des résultats qui mettent tout le monde d’accord, le mieux est d’éviter le dépistage de routine pour une femme en période de grossesse.

Bon nombre de médecins prescrivent cependant le dépistage et le traitement par antibiotique de la vaginose bactérienne aux femmes ayant déjà connu un ou plusieurs accouchements prématurés. Un supplément de fer peut être recommandé si le taux de fer dans le sang est plus faible. Cette infection entraîne en effet souvent une déficience en fer chez les femmes enceintes, selon diverses études.

Vaginose bactérienne et vaginite à candida : comment les différencier ?

L’existence de pertes vaginales anormales ne devra pas conduire systématiquement une femme vers l’un des traitements précités.

Il en est de même en cas de sensation d’inconfort et de démangeaisons à l’entrée du vagin. Ces symptômes sont en effet également liés à la vaginite à candide, la forme d’infection vaginale touchant plus de 70% des femmes.

Comment peut-on donc savoir s’il s’agit d’une vaginose bactérienne ou d’une vaginite à candida ? Par l’odorat. Les pertes de la vaginite à candida ne sont pas odorantes. Cette autre infection peut par ailleurs se manifester par des brûlures au cours des relations sexuelles.

A noter, des infections mixtes peuvent avoir lieu. Ainsi, à chaque apparition de symptômes d’infection vaginale, le mieux est de toujours s’adresser à un médecin.

Cela permet en effet d’obtenir un diagnostic précis et de se faire prescrire les traitements adaptés.

Sources :

http://www.santedesfemmes.com/equilibre-hormonal/1286-enfin-un-traitement-naturel-efficace-pour-la-vaginose-bacterienne
http://www.gynecomedic.com/php/vaginite.php
http://fr.wikihow.com/traiter-la-vaginose-bact%C3%A9rienne-(VB)

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Sylvie Leroy

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