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Aspartame : est-ce que cet édulcorant est dangereux ?

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Aspartame : est-ce que cet édulcorant est dangereux ?
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Manger sucré sans conséquence sur votre santé, c’est la merveilleuse promesse des édulcorants de synthèse. Vous y avez cru et y croyez sans doute encore, quand vous buvez, sans culpabilité, un soda light.

L’aspartam, nom de code E951, fait partie de notre quotidien, présent, partout (ou presque), caché derrière les mots light, free sugar, sans sucre ou allégé.

Ce qui signifie que son rayon d’action est large : confiseries(chewing-gum), sodas, sirops pour la toux, charcuterie, substituts nicotiniques etc. Depuis 1985, la France autorise l’aspartame dans l’industrie alimentaire et pharmaceutique.

Pourtant, aujourd’hui, après des avalanches de données scientifiques et des études dans les meilleurs laboratoires mondiaux, l’Aspartam est toujours sujet à polémique et pour certains scientifiques ou lanceurs d’alerte, l’ennemi à abattre.

Alors si vous croyez encore que votre sucrette, va alléger votre indice de masse corporelle (IMC), et vous protéger du diabète, lisez la suite de cet article.

Une naissance controversée

L’aspartame est née, en 1965, accidentellement, dans les éprouvettes d’un laboratoire américain, nommé Searle. Rien d’extraordinaire. Sauf que l’entreprise connaît de grandes difficultés financières.

Pour accélérer, les procédures de mise sur le marché, Searle financera la campagne de Donald Rumsfeld à Chicago. La FDA, l’agence de sécurité alimentaire américaine autorise donc, prématurément, le produit avec peu de recul sur la santé humaine.

Par deux fois, elle tentera de le faire interdire et finalement, en 2007, se basant sur un faisceau positif de données, elle reconnaîtra l’aspartame comme sain et sans danger.

Quels sont les composants de l’Aspartame ?

L’aspartame est un édulcorant de synthèse, produit industriellement. Il est composé à 40% de phénylalanine et d’acide aspartique, et de 10 % de méthanol. C’est votre organisme qui va métaboliser ce trio, autrement dit, le transformer en d’autres composés chimiques.

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La phénylalanine : qu’est-ce c’est ?

Elle fait partie de la famille des aminoacides, qui sont les composants majeurs des protéines. On les trouve dans les fruits, le poisson, les oeufs, la viande etc. Ils sont indispensable à nos organismes qui ne la fabriquent pas.

Un apport quotidien est donc recommandé (200 à 1000 mg). La phénylalanine aminé agit positivement sur la prise de poids, la nervosité, la glande thyroïde, les processus de mémorisation et sur les échanges chimiques à l’intérieur du cerveau.

En excès, elle est toxique pour les neurones.

Qu’est-ce la phénylcétonurie ?

La phénylcétonurie, appelée aussi PCU, est une maladie rare. Le foie est intoxiqué par la phénylalanine, qui n’est pas digérée. Les individus, atteints de cette maladie, accusent des retards mentaux. La consommation d’aspartame leur est strictement interdite.

La métabolisation de l’Aspartame

Dans votre corps, l’Aspartame est transformé sous l’effet des sucs digestifs, de la chaleur etc. Deux molécules naissent, suite à sa migration du système digestive vers le intestins : le méthanol et l’asparthyl-phénylalanine (1).

Le méthanol est transformé en formaldéhyde et en acide formique. Le formaldéhyde est cancérigène. Reconnu par les autoritaires sanitaires françaises (ANSES)(2)pour sa grande toxicité même en faible dose.

Il se stocke dans les cellules humaines et les détruit. L’acide formique, né de la dégradation du formaldéhyde, est connu pour altérer la vue.

Un cocktail d’acidité

Dans une canette de coca, il y a (entre autres) de l’acide phosphorique qui maintient son acidité (ph) à un taux acceptable, et le rend pétillant.

La combinaison, dans un coca light, d’acide phosphorique et d’acide formique fait exploser les niveaux d’acidité dans votre organisme. À haute dose, vous risquez l’acidocétose, une complication connue des diabétiques de type 1.

Alors quel intérêt ai-je à consommer de l’aspartame ?

Son pouvoir sucrant est presque 200 fois supérieur à celui du sucre raffiné. Sa valeur calorique faible est d’environ 4 kcal/gramme, comptez 387kcal/gramme pour le sucre.

Il est donc recommandé par les diététiciens et les médecins, aux personnes souhaitant limiter leurs apports caloriques.

Puis-je intégrer l’aspartam à ma recette de gâteau ?

Non et pour deux raisons :3

  • Chauffé au-delà de 105 degrés, la dicétopipérazine (3) apparaît. Cette molécule à 6 atomes, est cancérigène.
  • Le pouvoir sucrant de l’Aspartam ne résiste pas à la chaleur

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Quelles sont les qualités nutritionnelles de l’aspartam ?

Malgré son statut d’acide aminé, l’aspartam n’a aucun intérêt nutritionnel. L’ANSES le reconnaît en 2012.

L’aspartame augmente-t-il le risque de diabète de type II ?

Les gens qui boivent du coca light ont 60% de plus de chance de développer un diabète de type II, que ceux qui ingèrent un soda sucré “normalement”.

En 2013, cette étude de l’INSERM (4) (5), dirigée par des épidémiologistes , est un pavé dans la mare. La vertu première de l’aspartame, celle de ne pas agir sur notre glycémie ne serait que mensonge.

L’analyse, menée pendant 14 ans, sur un groupe de 66 188 femmes conclut que le :

  • Risque diabétique sup. à 15% pour une consommation de 0,5 litres/semaine
  • Risque diabétique sup. à 59% pour une consommation de 1,5 litres/semaine

Les conclusions mettent en évidence que les femmes qui consomment du light, en boivent presque deux fois plus que celles qui ingèrent des sodas classiques.

De plus, il existe un rapport entre l’ingestion d’aspartame et une remontée de la glycémie, qui stimule le taux d’insuline. En effet, à force de sur-stimuler l’insuline, les individus développeraient “une forme d’insuline-résistance”.

L’aspartame favoriserait les tendances alimentaires compulsives

Florian Saffer, diétécien-nutritionniste et spécialiste des comportements addictifs, a lui-même observé que les individus qui prenaient de l’aspartame avaient des tendances compulsives avec le sucré (6). Il avance deux hypothèses:

 

  • L’aspartame trompe, en quelque sorte, notre glycémie et notre sérotonine. En l’absence de vrai sucre, la séronotonine reste inhibée, l’individu ressent le manque de sucre.

La sérotonine, est une hormone qui agit sur la régulation de l’appétit et sur notre humeur. Si elle est désactivée, on devient irritable, la qualité de notre sommeil s’en ressent, on a faim (compulsion alimentaire) et soif.

Certains de ces troubles sont parfois décrits par des consommateurs de boisson light.

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L’aspartame et les problèmes cardio-vasculaires

Au sein de l’université de l’Iowa, le docteur Ankur Vyas(7)a mené une étude sur 60 000 femmes. Ménopausées, elles ont bues plus de deux sodas light par jour, et ont développé plus de problèmes cardiaques que les autres.

Pour l’équipe qui a mené l’expérience, « il y a plus de questions que de réponses ». Si la corrélation existe, on ne peut en expliquer le processus. Reste le résultat qui doit interroger.

L’aspartame favorise-t-il le cancer ?

En l’état actuel des connaissances (8), on ne peut l’affirmer de manière définitive. L’étude italienne, de l’Institut Ramazinni de Bologne (1997) est souvent citée mais remise en cause pour son choix en matière de protocole.

L’ANSES, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimenation, en particulier, critique l’analyse partielle des tumeurs, les méthodes statistiques, la mauvaise sériation des tumeurs et les rats parfois trop âgés.

On pourra reprocher à l’ANSES, de baser ses avis concernant l’édulcorant, sur l’étude financée par Ajinomoto, fabricant d’aspartame (!). Sur ce sujet, si les avis des experts divergent, le doute n’est pas levé. Restons vigilants !

Puis-je consommer des boissons light pendant ma grossesse ?

Entre 1996 et 2002, 91 827 femmes ont été suivies par une équipe danoise, dirigée par le professeur Halldorson (9)(10)? Parmi ces femmes, 35 % d’entre elles étaient enceintes.

Les statistiques sont éloquentes : la consommation de boissons light augmente significativement les cas de naissances prématurés :

  • deux à trois boissons par jour : 35 %
  • plus de quatre : 78 %

Ceci s’expliquerait, en partie, par la métabolisation du méthanol qui provoquerait de l’hypertension artérielle.

Combien de boissons light puis-je boire par jour ?

L’EFSA, recommande de ne pas dépasser 40 mg/jour et rejoint sur ce point les recommandations américaines (50 mg/jour); En d’autres termes, un adulte de 75 kg devra consommer plus de 16 canettes de coca pour dépasser cette dose journalière acceptable (DJA).

Ceci paraît, au regard d’études récentes, une valeur bien trop haute, critiquée au sein même de la communauté scientifique.

Jean-François Narbonne, toxicologue à l’INSERM, remet en cause la DJA européenne et propose, comme l’Italie, un taux qui ne dépasse pas 4 mg/jour (11).

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Mieux manger avec moins de sucre

Donner un soda light à votre enfant, peut paraître rassurant : pas de sucre, moins de calorie. En réalité, l’éducation au sucré est le cœur du problème (12). Boire un soda avec édulcorant, donc sans conséquence, offre la possibilité d’en boire plus.

Le même raisonnement peut s’appliquer à tous les types de produits dits allégés : nourriture, confiserie etc. Hors, nos enfants ont besoin de repère pour éduquer leur appétit : heure de repas fixe, équilibre nutritionnel des repas, sensation de satiété, éviter le grignotage.

À lire: 10 bonnes raisons de stopper le sucre

Les consommateurs d’aspartame ont-ils un IMC plus élevé ?

Certaines études, montrent que les consommateurs de light ont une IMC, un indice de masse corporelle, plus élevé. Ce résultat peut s’interpréter de plusieurs façons :

La sensation de faim serait-elle stimulée par l’aspartame ? (13)(14)(15)ou la notion de light libère-t-elle des comportements excessifs ? L’étude, publiée en 1991 dans l’American Journal of Nutrition, ne conclue pas définitivement.

Là encore, le bon sens doit vous guider. Si vous sentez que votre consommation augmente : commencez par noter, pour visualiser, avec certitude, vos habitudes. Consultez un médecin ou un diététicien, surtout si vous êtes en surpoids.

À ce jour, le réseau environnement et santé (RES) (16), critique la position des instances européennes (EFSA)(17) et françaises (ANSES) sur le sujet de l’Aspartam(18).

La dose journalière acceptable, 40 mg/jour reste trop haute compte tenu des études récentes (2013 pour celle de l’INSERM). En l’absence de diapason des instances officielles, vous devez rester informé et responsable.

Si consommez une boisson light ou mâcher un chewing-gum dit sans sucre, peut être un plaisir ponctuel, attention à l’habitude et la quantité. Les femmes enceintes doivent s’abstenir, car les résultats, sur ce point, sont assez clairs.

Cependant si l’aspartame est l’un des additifs les plus controversés, c’est aussi l’un des plus étudiés. Une diabolisation excessive entraîne une désinformation totalement improductive.

Croiser les données de sites officiels et les résultats d’études récentes permet de se faire sa propre opinion.

Sources

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