Mycose vaginale

Comment se débarrasser d’une mycose vulvaire

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Écrit par Sylvie Leroy
Comment se débarrasser d’une mycose vulvaire
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Actuellement, 3 femmes sur 4 sont sujettes au moins une fois dans leur vie à la mycose vulvaire. Si vous en faites partie, découvrez comment vous en débarrasser une bonne fois pour toutes.

Les symptômes de la mycose vulvaire

La mycose vulvaire ou vaginale est une infection pouvant atteindre la flore vaginale de la femme. Chez 8 % des femmes atteintes, elle est récurrente et se manifeste plusieurs fois au cours d’une année.

Le responsable est le champignon nommé candida albicans qui, normalement, se trouve en très petite quantité dans le vagin. Il vit en parfaite harmonie avec les bactéries protectrices qui font partie de la flore vaginale. Alors une fois qu’il se développe excessivement ou anormalement, il provoque la mycose vulvaire. Avec tous les symptômes vraiment dérangeant.

 Les causes de ce développement anarchique sont multiples. Il peut surgir suite à un traitement d’antibiotique qui a détruit les bactéries utiles de la flore vaginale, laissant ainsi le champ libre à la prolifération du champignon.

Il se peut aussi que par souci de propreté, vous effectuiez plus souvent que nécessaire vos toilettes intimes ou utilisiez des produits trop décapants. En voulant trop faire, vous déséquilibrez et fragilisez votre flore vaginale.

Une autre raison est si après un rapport sexuel, votre partenaire masculin n’a pas pris soin de se laver, les champignons responsables de la mycose peuvent s’installer sur son gland ou prépuce et vous réinfecter lors du prochain rapport.

Mais ce ne sont pas les seules origines de la mycose vulvaire ou vaginale. Il arrive également qu’elle apparaisse à cause d’une immunité déficitaire, du diabète, une alimentation pauvre en vitamines ou trop riche en sucres, une période de stress intense ou la fréquentation des lieux publics tels que la piscine et le sauna. Dans ce cas, ne pas oublier de prendre une douche après chaque séance, enlever le maillot de bain humide et se sécher minutieusement.

Alors, si un jour vous sentez une certaine douleur au niveau de vos parties intimes, si vous avez des démangeaisons ou une sensation de brûlure sur la vulve ou le vagin, c’est que vous développez certainement une mycose vulvaire.

Il se peut également que vous sentiez une impression de brûlure en urinant ou que vous remarquiez des rougeurs et des petits boutons voire des petites coupures au niveau de votre vulve. En s’empirant, l’infection provoque un écoulement vaginal blanchâtre, dans ce cas-là il est nécessaire de consulter un médecin ; il vous prescrira le traitement adéquat.

Solutions avec médicaments pour soigner la mycose vulvaire

En fait, la mycose vulvaire est une maladie qui se soigne bien. Pourtant, elle réapparaît si on n’y fait pas attention. Avant d’opter pour un traitement, il faut donc connaître les causes de la maladie et la soigner en premier. Il faut alors comprendre si elle est due à votre excès d’hygiène, aux produits trop agressifs que vous utilisez ou à votre alimentation trop sucrée.

Médicament antifongique

Un médecin spécialiste va vous prescrire un traitement systématique de prise de capsules ou de comprimés par voie orale. Via le flux sanguin, le médicament anti fongique a la chance d’atteindre directement les muqueuses vaginales et détruire ainsi les champignons.

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Toutefois, le traitement local par des ovules vaginaux est le plus plébiscité, car agissant d’une manière directe sur la flore vaginale. Ces ovules vaginaux sont à introduire une fois par jour même en période des règles, principalement le soir avant de dormir.

Actuellement, il existe des traitements de courte durée n’excédant pas trois jours ou d’autres qualifiés de mono-dose avec un seul ovule. Ils sont particulièrement efficaces et s’accompagnent le plus souvent d’une crème ou d’une lotion à appliquer sur la peau et les muqueuses externes. Par ailleurs, pour éviter l’apparition répétitive de la mycose vulvaire, les médecins conseillent de traiter également le partenaire masculin, surtout dans le cas où il présente des symptômes de mycoses sur ses parties génitales.

Un peu de prévention ne fait pas de mal

Outre ces solutions médicamenteuses, il est conseillé d’adopter certaines habitudes d’hygiène afin d’éviter les récidives fréquentes.

  • Privilégiez alors les sous-vêtements en coton, lavable à 60°C afin de s’assurer que les champignons sont mis hors état de nuire.
  • Pour vos toilettes intimes, évitez les bains désinfectants, les douches vaginales, les savons parfumés et autre spray à usage intime.
  • Mettez régulièrement des lubrifiants durant les rapports sexuels afin de prévenir des lésions mécaniques.
  • Après une baignade en piscine ou en mer, rincez-vous tout de suite à l’eau courante et ne gardez pas longtemps un maillot de bain humide.
  • Ne pas vous asseoir non plus en maillot de bain sur les bancs d’une piscine ou hammam, mais portez votre propre serviette de bain.
  • Otez de votre garde-robe les pantalons et jeans trop serrés.
  • Lors des périodes des règles, ne gardez pas plus de 3 h les serviettes ou tampons hygiéniques. Enfin, bannissez de votre alimentation les sucreries, car elles favorisent la prolifération des champignons et vous empêchent de garder une ligne parfaite.

Les solutions naturelles pour se débarrasser de la mycose vulvaire

Quoi qu’il en soit, d’autres alternatives naturelles toutes aussi efficaces existent aussi pour prévenir et soigner l’apparition de la mycose vulvaire. Au lieu de vous précipiter tout de suite chez votre médecin ou gynécologue, vous pouvez fabriquer vous-même votre médicament en ayant recours à des produits totalement naturels.

À lire: Le guide complet des traitements naturels

L’ail

L’un d’eux est l’ail, il dispose de plusieurs propriétés favorables au système immunitaire de l’homme. Il est efficace pour soigner une mycose vulvaire à condition de l’utiliser dès l’apparition des premiers symptômes. Pour cela, prendre une gousse d’ail, la peler et l’envelopper dans une simple compresse puis l’introduire dans le vagin avant de s’endormir. L’enlever le lendemain matin.

Probiotique et yahourt

Un autre produit efficace est le yaourt ou les probiotiques. Grâce à la présence du lactobacillus acidophilus, il est utile dans le traitement de la mycose vaginale. Choisissez-le sans sucre et sans arômes. Appliquez-le en usage externe sur la zone irritée et laissez agir une bonne heure. Pour l’usage interne, prenez un tampon hygiénique, imbibez-le de yaourt puis insérez-le dans le vagin. Le temps d’attente est le même que celui de l’application externe.

Huile essentielle d’arbre à thé

Une autre méthode reconnue est l’application d’huile essentielle sur la zone intime atteinte de démangeaisons. Il s’agit de l’huile d’arbre à thé, un puissant antifongique naturel et efficace. Diluez- quelques gouttes dans de l’eau ou dans de l’huile d’olive et massez doucement les parties irritées et rouges du vagin. Répétez plusieurs fois par jour. Pour un usage interne, mettez-en quelques gouttes sur un tampon et insérez-le dans le vagin pendant 2 ou 3 heures. Noter que les femmes enceintes ne peuvent pas utiliser ce remède et doivent demander l’avis d’un médecin.

mycose vulvaire

huile de noix de coco

Par ailleurs, vous pouvez également utiliser l’huile de noix de coco pour traiter les zones atteintes par la mycose vulvaire. Elle s’applique deux à trois fois par jour pour donner de bons résultats. Vous pouvez aussi l’utiliser comme lubrifiant lors de vos rapports sexuels pour éviter la prolifération des candidas albicans.

Acide borique

L’autre produit naturel tout aussi économique est l’acide borique. C’est un composé chimique qui dispose de certaines vertus antiseptiques, antifongiques et anti viral. Diluez-en une cuillère à café dans de l’eau, appliquez directement cette solution sur la partie irritée et rincez à l’eau claire. Refaire le processus 2 fois par jour durant deux semaines. Attention, les femmes enceintes ne peuvent pas en faire usage.

Huiles essentielles

A l’instar des autres huiles essentielles, l’extrait de feuille d’olivier détient aussi de multiples propriétés pour soigner la mycose vaginale. Il permet de restaurer un bon équilibre du système immunitaire. Appliquez-le directement sur la partie intime atteinte de mycose trois fois par jour pour un meilleur résultat.

Quant à l’huile d’origan, ses propriétés antifongiques ont un effet positif sur l’ensemble du système immunitaire. Vous avez deux possibilités d’usage : soit vous l’appliquez directement sur les zones irritées après l’avoir diluée dans de l’huile d’olive, soit vous la prenez comme complément alimentaire. Dans ce cas, prenez-en 1 à 2 capsules par jour pendant 1 ou 2 semaines.

Cranberry

Le fruit de canneberge permet aussi de venir à bout de la mycose vulvaire, car il contient des substances anti bactériennes et fongicides permettant de lutter contre la prolifération du champignon. C’est pour cela qu’il est généralement utilisé pour traiter les infections urinaires. Boire plusieurs verres de jus non sucré de canneberge par jour accélère la guérison des mycoses vulvaires et renfonce le système immunitaire.

Calendula

En outre, le calendula, une plante disposant de propriétés antifongiques et anti-inflammatoires entre aussi dans la liste des solutions naturelles permettant de se débarrasser de la mycose vaginale. Pour l’usage externe, prenez 2 ou 3 feuilles de calendula et broyez-les doucement. Appliquez-les ensuite sur la zone infectée. Si vous préférez la tisane de feuille de calendula, elle est également efficace. Toutefois, les femmes enceintes ne peuvent pas suivre ce type de traitement. Au cas où vous n’arrivez pas à trouver des feuilles fraîches de calendula, vous pouvez toujours opter pour la crème aux calendula qui contient les mêmes substances utiles que la plante dans son état original. Il suffit de suivre scrupuleusement la notice d’emploi.

Quelques lectures en plus:
http://www.doctical.com/mycose-vulvo-vaginale-quel-traitement-medical/
http://www.atlantico.fr/decryptage/marche-mycose-ou-tous-dangers-medecine-marketing-marie-claude-benattar-709475.html
http://www.femmeactuelle.fr/sante/sante-des-femmes/femme/mycose-vaginale-19478

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Sylvie Leroy

Commentaires

  • Bonjour Sylvie,
    J’ai lu attentivement votre guide concernant les mycoses vaginales.
    Une petite remarque concernant l’étape numéro 4.

    – vous dites « Avant d’utiliser l’huile essentielle d’arbre à thé, on doit la diluer avant de l’appliquer sur les zones atteintes par la mycose ou les champignons. Il faut ainsi veiller à ne jamais mettre de l’huile pure sur votre peau.  » => c’est faux. L’HE d’arbre a thé fait partie de ces huiles essentielles qui peuvent être appliquées pures y compris sur les muqueuses. De nombreux livres d’aromathérapies sérieux l’affirment. Alors oui ça « pique » un peu à l’application mais le soulagement arrive assez vite. (Selon mon seuil de sensibilité (cela n’engage que moi) cette sensation reste sans commune mesure avec les piqures/brûlures ressenties suite à l’application de Monazol en creme ou en gélule).
    Cela dit, effectivement rien n’empêche de diluer l’HE d’arbre à thé dans de l’huile végétale , d’olive, de coco ou de calophyle (bio)

    – vous dites  » Diluez quelques goutes d’huile d’arbre à thé dans de l’eau ou de l’huile d’olive,… » => les huiles essentielles sont insolubles dans l’eau, donc pour les diluer il faut toujours un corps gras ou alors du gel d’Aloe Vera (pur, bio).

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